La pose du parquet flottant

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Quoi de plus esthétique et de plus chaud, de plus noble qu’un plancher en bois ?

Pourtant certains renoncent encore devant le choix de cette option à cause de la difficulté de la pose… Les parquets flottants, eux, permettent une pose ultra simple sur moquette, sol maçonné ou ancien plancher ! Ils offrent des coloris différents ainsi que des ” duretés ” variables, classées ici du plus dur au plus tendre (selon des critères de bois d’origine française) : merbeau, chêne, hêtre et érable…

On peut en plus choisir une épaisseur de lattes de 14 mm pour les pièces passantes en rez-de-chaussée et de 10 mm en haut, pour les pièces de repos. Le parquet flottant, une solution simple et élégante pour votre sol.

La pose flottante consiste à assembler des éléments de parquet, collés ou cloués entre eux, sans les fixer sur le sol. Contrairement aux anciennes lames de parquet, fixées les unes après les autres sur un maillage de solives, le parquet flottant est juste posé sur le sol.

Le grand intérêt du parquet flottant, en dehors de la simplicité de sa pose, c’est qu’il peut être installé sur n’importe quel sol, lisse, plat et ragréé (neuf ou ancien) : dalle de béton, carrelage, moquette aiguilletée ou même sur un ancien plancher classique…

Ce parquet peut se présenter en lames, en dalles ou en plaques constituées de plusieurs couches de bois ou de dérivés : particules, contre-plaqué, médium…

La pose de lames de parquet

Le jeu de dilatation

Le bois se dilate sous l’effet de l’humidité et de la température. Pour compenser ces variations dimensionnelles, disposer tout autour de la pièce des cales qui créeront ainsi un espace de dilatation entre les lattes (ou les panneaux) et vos murs

Ce jeu de dilatation vous évitera la mauvaise surprise décrite précédemment, d’un soulèvement intempestif du sol, si le plancher ” gonflait ” à cause d’une humidité trop importante.

Commencer la pose.

En vous appuyant sur les cales que vous venez d’installer, posez votre première lame, en partant d’un coin, rainure vers le mur.

Les lames sont conçues pour s’emboîter les unes dans les autres sur toute leur longueur : elles ont donc, d’un côté une rainure en creux, et sur l’autre longueur une saillie permettant de s’engager dans la lame voisine.

Encoller.

Avant de poser une nouvelle lame, penser à l’encoller, sur toute sa longueur avec de la colle vinylique, proposée en biberon.

Emboîter.

La partie supérieure d’une lame est décorative. Elle est aussi très fragile. Glisser délicatement les lames les unes dans les autres puis, avec un marteau et une cale martyre emboîter définitivement chaque latte en évitant par cette technique d’écraser leur languette supérieure de parement.

Essuyer ensuite l’excédent de colle provoqué par la pression.

Couper sans éclats 

Il faut rappeler que des éclats de bois se forment en fin de course de sciage.

1 – Une scie égoïne scie en descente : tourner le parement vers vous, les éclats se feront sous la lame de bois.

2 – Une scie sauteuse coupe en montant, il est donc souhaitable de scier une lame parement dessous, afin que les éclats se fassent vers vous.

3 – La scie circulaire coupe aussi en descendant : même position que pour la scie égoïne.

Découper les lames.

Réaliser les découpes à la scie égoïne à dentures fines. La chute de la dernière lame d’une rangée servira à commencer la rangée suivante. Penser à découper bien d’équerre. Utiliser une fausse équerre pour reporter tous les angles ouverts ou fermés de vos murs.

Les découpes fines.

Si vous devez réaliser une découpe complexe, autour d’un chambranle mouluré, par exemple, réaliser un gabarit de découpe en carton. Reporter le tracé et découper. Il est cependant conseillé d’avancer progressivement et de ne pas se précipiter : mieux vaut retoucher et s’approcher doucement du résultat final parfait.

Pour relever toutes les découpes fines, vous pouvez aussi investir dans un rapporteur à aiguilles. D’une manière générale, présenter les lames nouvellement découpées avant de les encoller.

Les dernières lames.

Poser les dernières lames le long du mur comme les précédentes. Cependant, compte tenu du faible espace restant (espace de dilatation), vous ne pouvez pas vous servir d’une cale et d’un marteau. Utilisez alors un tire-lame.

La pose de la plinthe.

La plinthe est fixée sur le mur mais en aucun cas sur le plancher lui-même.

  • Choisissez des plinthes épaisses, de 10 à 15 mm d’épaisseur, afin qu’elles bloquent parfaitement votre plancher en le ” plaquant ” au sol.
  • Utilisez du quart de rond si vous avez conservé une plinthe existante.
  • C’est la texture du mur qui définit la technique de fixation de la plinthe : clouage, vissage, collage…

Nous avons choisi d’encoller la plinthe, tout autour de la pièce, en retirant progressivement les cales de jeu.

Parquet à l’anglaise : les joints ne s’alignent pas, ils se placent de manière aléatoire.

Parquet à coupe pierre : tous les joints sont alignés, une rangée de lames sur deux.

Parquet à bâtons rompus : les lames sont placées en biais mais la coupe est perpendiculaire à la longueur des lames.

Parquet à points de Hongrie : les lames sont disposées en chevrons, les extrémités sont coupées en biseau.

Nous avons aimé 

  1. La variété des essences : merbeau, chêne, hêtre, érable (essences classées des plus tendres aux plus dures).
  2. La simplicité de la pose.
  3. Le kit de pose (tire-lames, cales, cale martyr).
  4. Les différentes épaisseurs proposées.
  5. La simplicité d’entretien : serviette électrostatique ; éponge humide ; nettoyeur vapeur ; attention : éviter les grandes eaux !

Le parquet, c’est sain, hygiénique il ne se charge pas en électricité statique et ne retient donc pas la poussière, c’est un isolant thermique il est durable et il est enfin très décoratif…

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