Le rempotage ; un nouveau départ pour vos plantes

rempotage

C’est l’hiver! Soyez aux petits soins pour vos plantes d’intérieur. Le rempotage est une opération facile mais délicate. Choisissez le bon pot et le terreau idéal. Pour qu’elles repartent de plus belle.

Lorsque les racines commencent à sortir du pot, les feuilles à jaunir, il est grand temps de changer le contenant de vos plantes d’appartement. En intérieur, il n’y a pas véritablement de saison de repos, vous pouvez donc rempoter toute l’année. Profitez donc de cette saison où la vie extérieure est ralentie pour vous intéresser à vos amies vertes.

Trouver le bon pot

Dans leur grande majorité, les végétaux d’intérieur préfèrent être un peu à l’étroit plutôt que d’être installés dans un trop grand pot. L’important est que votre plante soit bien stable et qu’elle ait un volume suffisant de terre pour y puiser sa nourriture.

Ce pot doit aussi être proportionné au volume du feuillage, évitez de mettre une petite plante dans un grand pot!

Les pots en terre cuite font naturel , mais sont peu esthétiques s’ils ne sont pas décorés par des motifs. Leur avantage réside dans leur porosité qui permet aux racines de respirer. Mais le terreau s’assèche plus vite, il faut donc surveiller davantage l’humidité du substrat. Leurs parois blanchissent souvent très vite à cause de l’eau calcaire qui laisse des sels minéraux lorsqu’elle s’évapore nettoyez-les avec une brosse trempée dans du vinaigre.

Les belles poteries en céramique sont proposées dans des coloris très variés qui s’harmonisent avec votre décor. On en trouve de toutes les formes, peintes avec des motifs très originaux. Attention, elles sont assez fragiles et s’ébrèchent facilement.

Le plastique, longtemps décrié, a pourtant de bons atouts. Peu onéreux et léger, il résiste aux chocs. Les parois bloquant l’évaporation de l’eau, il faut un drainage dans le fond plus un trou d’évacuation de l’eau.

Les bacs à réserve d’eau maintiennent une humidité constante du terreau. Mais toutes les plantes n’aiment pas avoir leurs racines toujours environnées d’eau. Utilisez-les comme des contenants ordinaires tout au long de l’année, en arrosant les plantes selon leurs besoins, et servez-vous de la réserve quand vous devez vous absenter. Evitez d’y installer des plantes qui n’ont pas les mêmes besoins en eau cactées avec fougères, par exemple.

Quand la plante est trop grande

Lorsque la plante ne peut plus être déplacée en raison de son important volume ou de sa hauteur, il devient difficile de la dépoter. Pratiquez alors ce que l’on appelle un surfaçage. Cette opération consiste à gratter la surface du pot pour enlever un maximum de vieux terreau. Prenez soin de ne pas endommager les racines superficielles. Remplacez ensuite ce substrat par du terreau neuf. Tassez avec la main et arrosez abondamment.

Un bon tuteur

Profitez de cette opération de rempotage pour offrir un nouveau tuteur à votre plante. Certaines ont une tige suffisamment rigide pour se maintenir seules bien droites, mais un support est bien souvent utile. Choisissez-le en fonction de la forme de la plante.

Le tuteur le plus courant est en bambou. Il se pique dans le terreau, en veillant à ne pas abîmer les racines. Si vous sentez une légère résistance en l’enfonçant, changez d’emplacement. Solide, le bambou arrive malgré tout à se plier lorsque la plante est très grande. Limitez-vous à 1 m, voire 1,50 m lorsqu’il n’y a pas trop de feuillage.

Pour une taille plus importante, préférez le tuteur en plastique ou en métal recouvert d’un film de plastique. Il est très résistant et peut rester en place plusieurs années sans s’abîmer.

Pour certaines plantes à racines aériennes ou à tiges volubiles, comme le philodendron ou le pothos, utilisez un tuteur en mousse. Elles peuvent ainsi y puiser une certaine humidité dont elles ont besoin. Ce tuteur est constitué d’une armature rigide entourée de mousse naturelle ou artificielle que vous humidifiez régulièrement par pulvérisation.

Les plantes à tiges nombreuses sont palissées sur des supports de formes diverses éventail, échelle, arceau, etc. qui permettent de conduire ses branches pour obtenir des effets spéciaux. Certains de ces tuteurs sont évolutifs, ils peuvent être allongés selon les besoins.

Quelques conseils

Ne faites pas dépasser votre tuteur au-dessus de la plante. Ce n’est pas très esthétique et vous risquez de vous blesser lorsque vous vous penchez vers elle.

Ne serrez pas trop vos liens pour ne pas étrangler la tige ou les rameaux latéraux. Pensez à les desserrer au fur et à mesure du développement de la plante.

Terreau idéal

En général, les plantes d’intérieur demandent un support de culture plutôt léger. Vous pouvez, bien sûr, fabriquer vous-même votre substrat en mélangeant du terreau de feuilles bien décomposé, un peu de sable de rivière, de la terre de jardin et de la tourbe blonde. Mais on trouve de plus en plus souvent des terreaux spécialement fabriqués pour un type de plantes, plus faciles à utiliser et correspondant tout à fait à leurs besoins : terreau plantes vertes, terreau plantes fleuries, terreau orchidées, terreau agrumes, etc. Bien équilibrés, parfois enrichis en fertilisant, ils garantissent une bonne reprise aux végétaux. Lorsque vous utiliserez ces terreaux, veillez à ce qu’ils soient humides, tout en restant friables entre vos doigts.

Le film du rempotage

Le rempotage provoque parfois un stress pour la plante qui n’aime pas trop être déplacée. Agissez donc avec précaution.

Commencez par enlever le pot dans lequel elle est à l’étroit. Si la plante est de petite taille, retournez-la et tapez le bord du pot sur le coin de la table sur laquelle vous opérez. Quand la plante est trop grande pour être retournée, prenez un morceau de bois ou le manche d’un petit outil et frappez un coup sec sur le bord du pot. La motte doit se détacher toute seule. Si ce n’est pas le cas, il est préférable de casser le contenant ou de le découper s’il est en plastique, pour ne pas endommager les racines.

Lorsque vous avez un peu trop attendu pour rempoter, il est possible que la motte soit entourée d’une multitude de racines, avec un enchevêtrement encore plus prononcé dans le fond du pot. C’est le “chignon” Il est une gêne pour la plante qui a du mal à se nourrir. Avec un couteau, une paire de ciseaux solide ou un sécateur, n’hésitez pas à supprimer ce chignon et à démêler le reste des racines. Vous pouvez même en couper une partie. Cela favorisera le départ de jeunes radicelles, celles qui absorbent la majeure partie des éléments fertilisants.

Dépoter vos plantes demande un certain doigté : tapez d’un coup sec sur le pot afin de détacher la motte. Si cela ne marche pas, il est préférable de casser le pot, plutôt que de risquer d’abîmer les racines.

Les plantes connaissent le stress du rempotage : elles aussi doivent souffrir pour être belles. Si vous les aimez, agissez avec précaution et avec toute la délicatesse due à des amies.
La fréquence des rempotages

Il n’y a pas de règle générale, toutes les plantes d’intérieur ne demandant pas systématiquement un rempotage annuel. Celui-ci doit se faire uniquement lorsque le besoin s’en fait sentir. Par contre, lorsque vous pratiquez un surfaçage, il est bon de renouveler cette opération au moins une fois chaque année sinon deux fois lorsque vous ne pouvez pas retirer une couche importante de terreau ancien. Intervenez alors en février et en septembre.

Choisissez ensuite le nouveau contenant. Son diamètre doit être supérieur de 2 à 3 cm (cela correspond à peu près à l’épaisseur d’un doigt). Vérifiez qu’il possède un ou plusieurs trous d’évacuation, selon ses dimensions. Si ce n’est pas le cas, percez-les. Dans le cas contraire, le surplus d’eau d’arrosage stagnera dans le fond, entraînant l’asphyxie et la pourriture des racines.

Dans le fond du pot, disposez une couche drainante. Quelques graviers ou des billes d’argile font très bien l’affaire. Si vous avez dû casser le pot précédent, utilisez les tessons pour ce drainage. 2 à 3 cm d’épaisseur sont suffisants.

Mettez une bonne poignée de terreau par-dessus le drainage, puis disposez votre plante dans le pot. Il est important que le haut de la motte se trouve enterré d’environ 1 cm lorsque le rempotage sera terminé. Prenez aussi en compte que vous devez conserver une hauteur d’1 ou 2 cm en dessous du rebord pour que l’eau d’arrosage ne déborde pas par la suite.

Comblez tout autour de la motte avec le terreau en le faisant bien glisser et tassez avec les doigts ou un petit morceau de bois ou de bambou pour qu’il n’y ait pas de poche d’air, néfaste pour la reprise.

Arrosez enfin copieusement pour parfaire le tassement du terreau.

Pour assurer une bonne reprise, placez votre plante dans une pièce chauffée, à une température d’environ 20 0C. Evitez surtout les courants d’air et maintenez une atmosphère humide, en pulvérisant sur le feuillage un peu d’eau à température ambiante ou en plaçant à proximité du pot une soucoupe remplie d’eau.