Les murs et les murets fleuris

murets fleuris

1 – Dans un muret en pierres sèches, aménagez quelques niches garnies de plantes fleuries.

2 – Ce muret de soutènement est habillé d’un chapeau fait de vivaces naines.

3 – Pour couvrir ce muret, on a disposé des pierres sur le champ, jointes par des fleurs à port retombant.

4 – Lorsque l’espace manque au sol pour installer de la végétation, habillez le minéral avec des grimpantes fleuries et des potées.

Construits pour soutenir une dénivellation, une descente de garage, un massif surélevé ou tout simplement comme clôture pour cerner une propriété ou séparer deux parties du jardin, les murs et les murets font partie intégrante du décor. Pour qu’ils soient encore plus en harmonie avec la végétation environnante, prévoyez de les habiller de plantes fleuries, de les couvrir de cascades de vivaces ou d’arbustes rampants.

Soignez la fondation de vos murets

Quelle que soit la hauteur de la construction, prévoyez toujours une fondation solide. Installez aussi un bon drainage à son pied pour que l’eau ne stagne pas et endommage cette embase.

La hauteur de la fondation doit être au minimum de 0,20 m à 0,30 m, maçonnée pour qu’elle ne suive pas les éventuels mouvements de terrain. Prévoyez aussi une chape plus large que l’épaisseur du muret. Enfin, s’il sert de soutènement, donnez-lui une légère inclinaison sur l’arrière pour qu’il résiste mieux aux forces de poussée de la terre. Un décalage de 10 % par rapport à la verticale entre la base et le faîtage est conseillé.

Des matériaux bien choisis

Le matériau utilisé est affaire de goût et d’harmonie avec le reste des constructions. Les murets les plus faciles à intégrer sont évidemment ceux qui sont réalisés en pierres sèches. Vous ne pourrez pas dépasser 1 m en hauteur s’il est adossé à un terrain : la poussée risque de désolidariser rapidement les pierres. Vous pouvez toutefois ” tricher “, en scellant les pierres sur l’arrière et en laissant vides les espaces entre les pierres sur le devant. Le bon truc c’est de construire votre mur avec les mêmes matériaux que ceux qui sont utilisés pour les allées.

Monter un muret… sans risque…

Si vous montez un muret de soutien, il faut que l’épaisseur soit au moins de 0,40 m pour 1 m de hauteur, de 0,60 m d’épaisseur pour 2 m. Dans ce cas, ajoutez du fer à béton planté verticalement tous les mètres pour avoir un bon renfort.

Prévoyez aussi, au moins tous les 2 m, des ouvertures pour l’écoulement de l’eau bloquée à l’arrière du mur. Des tuyaux placés avec une très légère pente assureront cet écoulement. Ils peuvent être masqués par des plantations.

…et y planter ensuite son décor.

Que le muret soit en pierres sèches, en briques, en parpaings recouverts d’un crépi, aménagez des niches sur la façade que vous remplirez de terre.

Installez-y ensuite des plantes vivaces ou des annuelles au port retombant. Si le matériau de construction est étanche, prévoyez un système d’évacuation de l’eau sinon elle risque de stagner et fera pourrir les racines.

Les vivaces qui s’accommodent très bien de cette situation sont la corbeille d’argent, le thlaspi, la campanule, les variétés d’achillées naines, les géraniums vivaces, etc…
Les annuelles comme les géraniums lierres, le bidens, le brachycome, le lobélia, l’alysse odorant ou encore le pourpier à grandes fleurs.

N’oubliez pas les fougères comme le polypode ou la fougère mâle si votre muret est à l’ombre.

Pour donner de la hauteur dans un jardin un peu trop plat, créez des massifs surélevés, soutenus par des petits murets construits en briques, en traverses de chemin de fer ou en pierre sèche. Une hauteur de 0,50 à 0,60 m est un minimum pour que les végétaux s’y développent complètement. Placez au centre les espèces les plus grandes et sur les bords installez des plantes à port retombant qui couvriront par endroits le muret et rompront sa monotonie. Prévoyez des écoulements pour le trop plein d’eau.